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7 erreurs pour identifier un problème business (et rater ton SaaS) quand tu ne codes pas

Comment éviter les faux problèmes qui tuent ton SaaS avant la première ligne de code

2026-01-19
8 min de lecture
#SaaS#validation#business#non-code#marché
7 erreurs pour identifier un problème business (et rater ton SaaS) quand tu ne codes pas

Quand tu ne codes pas, ton principal levier n’est pas la technique.
C’est ta capacité à identifier un vrai problème business rentable avant de faire développer ton SaaS.

Si tu te trompes de problème, même le meilleur développeur, le plus beau design et la meilleure stack ne sauveront pas ton projet.
Tu auras juste… un beau SaaS que personne ne veut vraiment payer.

Dans cet article, on ne va pas faire un “guide complet de validation”.
On va se concentrer sur 7 erreurs précises qui te font identifier un faux problème (ou un mauvais problème) et qui sabotent ton SaaS avant même la première ligne de code.


Erreur 1 : Le biais de confirmation qui te trompe sur la vraie douleur

Le biais de confirmation, c’est quand tu cherches uniquement des infos qui confirment ce que tu crois déjà… et que tu ignores tout le reste.

Signes d’alerte

  • Tu dis : “Je sais déjà que c’est un bon problème”.
  • Tu ne notes que les retours positifs et tu minimises ceux qui te refroidissent.
  • Tu reformules les réponses des gens pour les faire coller à ton idée.

Exemple :
Un freelance SEO est persuadé que “tout le monde” veut un SaaS pour automatiser ses rapports.
Il parle uniquement à des amis freelances déjà convaincus… et ignore les agences qui lui disent :
“On a déjà un process qui marche, ce n’est pas notre priorité.”

Il voit ce qu’il veut voir : une confirmation, pas une validation.

Comment corriger

  • Pose des questions ouvertes : “Comment tu gères ça aujourd’hui ?”, “Qu’est-ce qui te saoule le plus là-dedans ?”
  • Note mot à mot les réponses, sans les traduire dans ta tête en “bonne nouvelle”.
  • Cherche activement les signaux négatifs : “Dans quel cas tu ne paierais pas pour ce type de solution ?”

Ton objectif à ce stade n’est pas de valider ton idée, mais de tenter de la démonter.
Si elle survit à ça, tu tiens probablement quelque chose.


Erreur 2 : Tester sur amis et famille au lieu de clients réels

Tes amis et ta famille ne sont pas ton marché.
Ils veulent t’encourager, pas te dire : “C’est nul, je ne paierai jamais pour ça.”

Pourquoi ça fausse la douleur client

  • Ils te disent ce que tu veux entendre : “Oui c’est génial !”
  • Ils ne vivent pas forcément le problème que tu vises.
  • Ils ne sont pas dans la même logique économique que ton client cible.

Résultat : tu crois que tu as identifié une vraie douleur, alors que tu as juste obtenu de la politesse sociale.

Comment corriger

  • Ne teste jamais ton problème uniquement sur ton entourage.
  • Va directement vers :
    • tes clients actuels (si tu es freelance / créateur),
    • l’audience que tu cibles (via DM, email, communautés, etc.).
  • Pose la question clé :
    “Si demain ce problème disparaît, qu’est-ce que ça change concrètement pour toi (temps, argent, stress) ?”

Si la personne a du mal à répondre, tu n’es peut-être pas sur un vrai problème business.


Erreur 3 : Cibler un problème rare sans marché suffisant

Un problème peut être réel… mais trop rare pour justifier un SaaS.

Signes d’alerte

  • Tu as du mal à trouver des gens qui vivent ce problème, même après plusieurs recherches.
  • Tu te dis : “Mon idée est unique, personne n’a encore pensé à ça” (souvent mauvais signe).
  • La niche est tellement micro que même si tout le monde achetait, tu ferais difficilement un revenu sérieux.

Cas typique :
Un créateur veut un SaaS ultra-spécifique pour une sous-niche de sous-niche.
Résultat : quelques utilisateurs intéressés, zéro capacité à scaler.

Comment corriger

  • Demande-toi : “Combien de personnes ont ce problème chaque mois dans le monde francophone / anglophone ?”
  • Regarde si le problème apparaît :
    • dans des discussions récurrentes (forums, communautés, réseaux),
    • chez plusieurs segments (pas juste 3 personnes autour de toi).
  • Si tu as du mal à trouver 10–15 personnes rapidement pour en parler, ton problème est peut-être trop rare.

Un SaaS est un jeu de récurrence.
Un problème rare mène souvent à un produit qu’on utilise… rarement.


Erreur 4 : Choisir une mauvaise cible non solvable

Même avec un bon problème, si ta cible ne peut pas payer, ton SaaS ne sera pas rentable.

Signes d’une cible non solvable

  • Personnes en phase très “débutant” sans budget.
  • Public qui cherche uniquement du gratuit / open source.
  • Secteurs habitués à ne jamais payer pour des outils.

Exemple :
Tu construis un SaaS pour des étudiants fauchés, ou pour des créateurs qui ne monétisent pas du tout.
Le problème est réel, mais l’argent n’est pas là.

Comment corriger rapidement

  • Identifie qui a vraiment un budget pour ce problème :
    • entreprises (B2B),
    • freelances / créateurs déjà rémunérés,
    • équipes qui ont un P&L à optimiser.
  • Pose des questions cash lors des échanges :
    • “Vous payez déjà pour des outils similaires ?”
    • “Quel budget mensuel vous paraîtrait logique si ça règle vraiment ce problème ?”

Un bon problème business + une cible solvable = base d’un SaaS viable.


Erreur 5 : Poursuivre un problème pas assez douloureux

Un problème réel, mais pas douloureux, ne vend pas un SaaS.
Il génère de l’intérêt, pas des abonnements.

Comment reconnaître un problème pas douloureux

  • Les gens disent : “Oui c’est chiant… mais bon, on fait avec.”
  • Ils n’ont rien essayé pour le résoudre jusqu’ici.
  • Ils ne peuvent pas chiffrer l’impact (temps, argent, stress).

Exemple :
Un outil pour “rendre les to-do lists plus jolies”.
C’est sympa, mais pas une douleur business prioritaire.

Comment corriger

  • Cherche la douleur mesurable :
    • “Combien d’heures tu perds par semaine à cause de ça ?”
    • “Combien de ventes tu penses perdre chaque mois ?”
  • Classe les problèmes entendus par ordre de :
    1. fréquence,
    2. intensité,
    3. impact financier.

Si ton problème n’arrive jamais dans le top 3 priorités, il sera très difficile à monétiser en SaaS.


Erreur 6 : Construire une solution en quête de problème

Tu as une idée de fonctionnalité ou de techno, et tu cherches ensuite à qui ça pourrait servir.
C’est la fameuse solution en quête de problème.

Signes d’alerte

  • Tu présentes ton idée en mode : “J’ai pensé à un SaaS qui ferait X, Y, Z… tu en penses quoi ?”
  • Tu réfléchis surtout en fonctionnalités, pas en situations concrètes vécues par un client.
  • Tu ajustes ton pitch en fonction de la réaction (“Ça pourrait aussi servir pour…”).

Tu n’identifies pas un problème business, tu bricoles une justification a posteriori.

Comment corriger

  • Pars systématiquement de phrases comme :
    • “Aujourd’hui, mes clients galèrent avec…”
    • “La tâche qui leur prend le plus de temps, c’est…”
  • Reformule ton idée sans parler de ta solution :
    • “Le problème que je veux résoudre, c’est : [phrase simple, côté client].”
  • Tant que tu n’es pas capable de décrire une scène précise (qui fait quoi, quand, pourquoi c’est chiant), tu n’as pas un problème clair.

La solution vient après.
Surtout si tu vas travailler avec un prestataire pour développer ton SaaS sur mesure : il a besoin d’un problème net, pas d’une liste confuse de features.


Erreur 7 : Ignorer si le problème est monétisable

Certains problèmes sont réels, fréquents, douloureux… mais pas monétisables en SaaS.

Signes d’un problème non monétisable

  • Les gens s’attendent à ce que ce soit gratuit (culture du gratuit sur ce type de besoin).
  • Il existe déjà des solutions gratuites “suffisantes” pour la majorité.
  • Le problème est plus “confort” que “business” (pas d’impact réel sur le chiffre d’affaires).

Exemple :
Un créateur veut un SaaS pour mieux organiser ses idées de contenu.
Douleur réelle, mais la plupart des créateurs se débrouillent avec Notion, Google Docs ou des apps gratuites.

Comment vérifier la monétisation

  • Demande directement :
    • “Tu paierais pour ce type de solution ?”
    • “À partir de quel prix tu trouves ça trop cher / trop beau pour être vrai ?”
  • Regarde si :
    • des concurrents facturent déjà (et depuis combien de temps),
    • il existe des offres premium utilisées par ta cible.

Si personne ne paie aujourd’hui pour ce type de problème, tu dois être très prudent avant de lancer un SaaS payant dessus.


Conclusion : Corriger ces erreurs pour un SaaS rentable (sans coder)

Identifier un problème business rentable, ce n’est pas un “feeling”.
C’est un process de réduction d’erreurs :

  • tu combats ton biais de confirmation,
  • tu évites de tester sur amis et famille,
  • tu vérifies que le problème n’est pas trop rare,
  • tu coches la case cible solvable,
  • tu t’assures que la douleur est réelle et prioritaire,
  • tu ne pars pas d’une solution en quête de problème,
  • tu confirmes que le problème est monétisable.

Si tu ne veux pas coder, tu dois être encore plus exigeant sur cette phase.
Car une fois que tu engages du temps, de l’argent et un prestataire pour construire ton SaaS, chaque erreur d’analyse te coûte cher.

Tu peux :

  • continuer à itérer seul sur ton idée,
  • ou te faire accompagner pour clarifier ton problème business, le cadrer, et faire développer un SaaS prêt à vendre, pas un prototype bancal.

Dans tous les cas, garde cette règle :
Ne paye pas pour développer un SaaS tant que tu n’as pas démonté ton idée sous l’angle de ces 7 erreurs.
Le code vient après. Le vrai levier, c’est la qualité du problème que tu choisis de résoudre.

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