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Exemple de MVP réussi : le prototype SaaS qui a généré 10 clients payants en 30 jours sans coder

Comment ce SaaS LinkedIn a atteint 2 000 € de MRR en 30 jours sans développement lourd

2026-01-25
8 min de lecture
#MVP#SaaS#no-code#Figma#freelance
Exemple de MVP réussi : le prototype SaaS qui a généré 10 clients payants en 30 jours sans coder

Lancer un SaaS sans développeur, sans coder, et obtenir des clients payants en moins d’un mois peut sembler irréaliste.

Voici pourtant un exemple concret de MVP réussi : un SaaS lancé à partir d’une simple maquette Figma, validé par un fake door test, puis transformé en MVP prêt à vendre après un beta test ciblé.

Objectif de cet article :
te montrer pas à pas comment ce prototype est passé de l’idée à 2 000 € de MRR en 30 jours, sans développement lourd, en restant sur un scope minimal.


Exemple de MVP réussi : de l'idée à 10 clients en 30 jours

Contexte :
Un freelance spécialisé en stratégie LinkedIn veut productiser son expertise. Il en a assez de vendre uniquement du temps. Son idée : un SaaS qui aide les freelances à planifier et recycler leurs posts LinkedIn.

Contraintes de départ :

  • il ne veut pas apprendre à coder ;
  • il ne veut pas passer 6 mois en développement ;
  • il veut valider la traction avant d’investir plus.

Résultat après 30 jours :

  • un prototype Figma transformé en MVP fonctionnel no-code ;
  • 20 beta testeurs ciblés ;
  • 2 cycles d’itérations en 15 jours ;
  • 10 clients payants dès le lancement public ;
  • environ 2 000 € de MRR avec une offre annuelle + mensuelle.

Ce cas répond à plusieurs questions fréquentes :

  • Comment valider une idée d'entreprise avec un exemple de MVP ?
    → en partant d’un scope minimal, testé d’abord sur maquette.
  • Quel est un exemple de MVP réussi sans coder ?
    → un SaaS planification LinkedIn lancé avec prototype Figma + outil no-code.
  • Quelles étapes pour tester la traction d'une idée avec prototype ?
    → maquette → fake door → beta test → itérations → premières ventes.

Voyons étape par étape.


Étape 1 : Définir le scope minimal du prototype

Erreur classique : vouloir tout mettre dans le premier MVP.
Ici, on a fait l’inverse : réduire au maximum.

1. Identifier le problème central

Problème observé chez les clients du freelance :

  • ils ont des idées de posts,
  • ils publient de façon irrégulière,
  • ils ne recyclent jamais leur contenu performant.

Le MVP devait donc répondre à un besoin simple :

“M’aider à savoir quoi publier, quand, et réutiliser ce qui marche.”

2. Choisir 3 fonctionnalités essentielles

Au lieu d’un SaaS complet de social media management, le scope minimal a été limité à 3 features :

  1. Calendrier de contenu simple
    Voir les posts planifiés par semaine / mois.
  2. Bibliothèque de posts recyclables
    Enregistrer les posts performants pour les reposter.
  3. Templates de posts pré-remplis
    Quelques modèles de posts adaptés aux freelances.

Ce qui a été volontairement exclu du MVP :

  • intégration multi-réseaux (Twitter, Instagram, etc.) ;
  • analytics avancés ;
  • gestion d’équipe / multi-utilisateurs ;
  • automatisations complexes.

Pourquoi c’est important pour toi :

  • tu gagnes du temps (moins à designer, moins à développer) ;
  • tu vas directement au cœur de la valeur : est-ce que les gens veulent vraiment ça ?
  • tu limites le risque : si ça ne prend pas, tu n’as pas cramé 6 mois de dev.

Étape 2 : Créer la maquette Figma et le fake door test

Une fois le scope minimal défini, on ne part pas tout de suite sur un outil no-code.
On commence par le prototype Figma.

1. Prototype utilisé : une maquette Figma cliquable

Livrables créés :

  • un dashboard simple avec les 3 fonctionnalités clés visibles ;
  • un écran “Calendrier” avec des posts fictifs ;
  • une “Bibliothèque de posts” ;
  • un écran “Templates” avec quelques exemples.

Ce prototype Figma devait permettre :

  • de montrer rapidement le fonctionnement ;
  • de voir si les utilisateurs comprennent la logique ;
  • de repérer ce qui est confus avant d’attaquer le développement no-code.

2. Fake door : tester l’intérêt avant le build

Pour mesurer la traction sans coder, on a mis en place un fake door test :

  • création d’une landing page simple avec :
    • une promesse claire ;
    • 3 captures du prototype Figma ;
    • un CTA : “Rejoindre la beta privée”.
  • le bouton “Je veux accéder à la beta” redirigeait vers :
    • un formulaire court : activité + usage LinkedIn + email.

Résultats en 7 jours :

  • audience activée via le réseau du freelance + quelques communautés ;
  • environ 10 000 visites sur la page (grâce à son contenu existant) ;
  • taux de clic sur le CTA suffisant pour montrer un intérêt réel ;
  • une liste de 80 personnes intéressées par la beta.

Ce fake door a répondu à l’objection classique :

“Ça ne marche pas sans code.”
→ Si, on peut déjà prouver l’intérêt avec une maquette et un bouton.


Étape 3 : Lancer le beta test avec utilisateurs ciblés

Parmi les 80 inscrits à la beta, on a sélectionné 20 utilisateurs :

  • freelances B2B actifs sur LinkedIn,
  • déjà habitués à poster,
  • en demande de structure pour leur contenu.

L’objectif n’était pas d’avoir des milliers de beta testeurs, mais des bons profils, proches de la cible idéale.

Mise en place du beta test

  1. Passage du prototype à un MVP fonctionnel no-code :

    • reproduction des écrans clés du Figma ;
    • mise en place du calendrier, de la bibliothèque, des templates ;
    • aucune feature non essentielle ajoutée.
  2. Accès restreint :

    • uniquement les 20 testeurs ;
    • onboarding simple via un tutoriel rapide (1 page + vidéo courte).
  3. Période de test :

    • 15 jours d’utilisation gratuite ;
    • objectif : observer le comportement réel : est-ce qu’ils reviennent ? Est-ce qu’ils remplissent leur calendrier ? Est-ce qu’ils utilisent la bibliothèque ?

Ce beta test limite les risques :

“C’est trop risqué de lancer un SaaS.”
→ En réalité, le risque est réduit si tu testes d’abord sur un petit groupe ciblé.


Étape 4 : Collecter feedback et itérer rapidement

Le plus important dans ce type de MVP :
les retours utilisateurs et la vitesse d’itération.

1. Feedback : ce qui a été observé

Au bout des 15 jours, 3 signaux clés :

  1. Usage réel :

    • la plupart des testeurs utilisaient surtout :
      • le calendrier ;
      • la bibliothèque de posts recyclés.
    • peu d’usage des templates pré-remplis.
  2. Points de friction :

    • certains freins pour ajouter rapidement un post existant dans la bibliothèque ;
    • besoin d’un moyen plus simple de dupliquer un post performant.
  3. Demandes récurrentes :

    • une vue “semaine” plus claire ;
    • des tags pour organiser les posts (thèmes, offres…).

2. Itérations : 2 cycles en 15 jours

Plutôt que de lancer tout de suite publiquement, on a fait 2 cycles d’itérations rapides :

  • Cycle 1 (7 jours) :
    • simplification de l’ajout de posts à la bibliothèque ;
    • amélioration de la vue calendrier (vue semaine plus propre).
  • Cycle 2 (7 jours) :
    • ajout simple de tags (sans système trop complexe) ;
    • meilleur guidage dans le produit (messages de contexte).

Ce qui a été important :

  • aucune “grosse” feature ajoutée ;
  • uniquement des améliorations centrées sur :
    • l’usage réel,
    • les freins concrets,
    • les demandes répétées par plusieurs personnes.

C’est ce travail d’itération qui a permis d’avoir un MVP prêt à vendre, et non juste un prototype joli mais inutilisable.


Étape 5 : Déployer le MVP et sécuriser les premières ventes

Avec un MVP stabilisé, on passe à la phase clef :
transformer l’usage en clients payants.

1. Offre et lancement

Positionnement choisi :

  • une offre mensuelle abordable ;
  • une offre annuelle plus intéressante (avec 2 mois offerts) ;
  • promesse : “Planifie et recycle ton contenu LinkedIn en 30 minutes par semaine.”

Le freelance a :

  • contacté directement les 20 beta testeurs ;
  • présenté l’offre en expliquant :
    • ce qui avait été amélioré grâce à eux ;
    • ce qu’ils allaient obtenir en restant utilisateurs payants.

2. Résultats : 10 clients payants en 30 jours

Sur les 20 beta testeurs :

  • 7 sont passés en clients payants (majorité en annuel) ;
  • 3 autres clients ont été signés via :
    • son réseau ;
    • quelques posts LinkedIn dédiés au lancement.

Résultats globaux :

  • 10 clients payants en 30 jours ;
  • environ 2 000 € de MRR combiné (en réalité, mix mensuel + annuel lissé).

Ce cas montre une chose essentielle :

Un MVP minimal, basé sur un prototype Figma, un fake door et quelques cycles d’itérations, peut générer des clients payants rapidement sans développement long.


Comment appliquer cette approche à ton propre SaaS

Si tu es créateur de contenu, freelance ou entrepreneur avec une idée de SaaS, la démarche à retenir :

  1. Clarifie ton scope minimal
    2 ou 3 fonctionnalités essentielles, pas plus.

  2. Fais une maquette Figma cliquable
    Pour tester la compréhension et la proposition de valeur.

  3. Lance un fake door test
    Landing page + CTA vers une “beta privée” pour mesurer l’intérêt.

  4. Passe à un MVP fonctionnel no-code
    Uniquement une fois que tu as des signaux positifs.

  5. Teste avec un petit groupe ciblé
    15–20 personnes suffisent pour remonter les vrais problèmes.

  6. Itère vite, sans complexifier
    Corrige les frictions, renforce ce qui est vraiment utilisé.

  7. Propose une offre claire et encaisse tes premières ventes
    Ton MVP doit être prêt à vendre, pas juste une démo.

Et si tu ne veux pas gérer toute cette partie produit (UX, prototype, MVP, itérations), tu peux déléguer :

  • définir le scope minimal ensemble,
  • créer la maquette Figma,
  • bâtir le MVP fonctionnel no-code,
  • le rendre prêt à vendre dès le jour 1.

C’est exactement ce qui a permis à ce freelance de transformer son expertise en SaaS rentable sans écrire une seule ligne de code.

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