Lancer un SaaS sans développeur, sans coder, et obtenir des clients payants en moins d’un mois peut sembler irréaliste.
Voici pourtant un exemple concret de MVP réussi : un SaaS lancé à partir d’une simple maquette Figma, validé par un fake door test, puis transformé en MVP prêt à vendre après un beta test ciblé.
Objectif de cet article :
te montrer pas à pas comment ce prototype est passé de l’idée à 2 000 € de MRR en 30 jours, sans développement lourd, en restant sur un scope minimal.
Exemple de MVP réussi : de l'idée à 10 clients en 30 jours
Contexte :
Un freelance spécialisé en stratégie LinkedIn veut productiser son expertise. Il en a assez de vendre uniquement du temps. Son idée : un SaaS qui aide les freelances à planifier et recycler leurs posts LinkedIn.
Contraintes de départ :
- il ne veut pas apprendre à coder ;
- il ne veut pas passer 6 mois en développement ;
- il veut valider la traction avant d’investir plus.
Résultat après 30 jours :
- un prototype Figma transformé en MVP fonctionnel no-code ;
- 20 beta testeurs ciblés ;
- 2 cycles d’itérations en 15 jours ;
- 10 clients payants dès le lancement public ;
- environ 2 000 € de MRR avec une offre annuelle + mensuelle.
Ce cas répond à plusieurs questions fréquentes :
- Comment valider une idée d'entreprise avec un exemple de MVP ?
→ en partant d’un scope minimal, testé d’abord sur maquette.
- Quel est un exemple de MVP réussi sans coder ?
→ un SaaS planification LinkedIn lancé avec prototype Figma + outil no-code.
- Quelles étapes pour tester la traction d'une idée avec prototype ?
→ maquette → fake door → beta test → itérations → premières ventes.
Voyons étape par étape.
Étape 1 : Définir le scope minimal du prototype
Erreur classique : vouloir tout mettre dans le premier MVP.
Ici, on a fait l’inverse : réduire au maximum.
1. Identifier le problème central
Problème observé chez les clients du freelance :
- ils ont des idées de posts,
- ils publient de façon irrégulière,
- ils ne recyclent jamais leur contenu performant.
Le MVP devait donc répondre à un besoin simple :
“M’aider à savoir quoi publier, quand, et réutiliser ce qui marche.”
2. Choisir 3 fonctionnalités essentielles
Au lieu d’un SaaS complet de social media management, le scope minimal a été limité à 3 features :
- Calendrier de contenu simple
Voir les posts planifiés par semaine / mois.
- Bibliothèque de posts recyclables
Enregistrer les posts performants pour les reposter.
- Templates de posts pré-remplis
Quelques modèles de posts adaptés aux freelances.
Ce qui a été volontairement exclu du MVP :
- intégration multi-réseaux (Twitter, Instagram, etc.) ;
- analytics avancés ;
- gestion d’équipe / multi-utilisateurs ;
- automatisations complexes.
Pourquoi c’est important pour toi :
- tu gagnes du temps (moins à designer, moins à développer) ;
- tu vas directement au cœur de la valeur : est-ce que les gens veulent vraiment ça ?
- tu limites le risque : si ça ne prend pas, tu n’as pas cramé 6 mois de dev.
Étape 2 : Créer la maquette Figma et le fake door test
Une fois le scope minimal défini, on ne part pas tout de suite sur un outil no-code.
On commence par le prototype Figma.
1. Prototype utilisé : une maquette Figma cliquable
Livrables créés :
- un dashboard simple avec les 3 fonctionnalités clés visibles ;
- un écran “Calendrier” avec des posts fictifs ;
- une “Bibliothèque de posts” ;
- un écran “Templates” avec quelques exemples.
Ce prototype Figma devait permettre :
- de montrer rapidement le fonctionnement ;
- de voir si les utilisateurs comprennent la logique ;
- de repérer ce qui est confus avant d’attaquer le développement no-code.
2. Fake door : tester l’intérêt avant le build
Pour mesurer la traction sans coder, on a mis en place un fake door test :
- création d’une landing page simple avec :
- une promesse claire ;
- 3 captures du prototype Figma ;
- un CTA : “Rejoindre la beta privée”.
- le bouton “Je veux accéder à la beta” redirigeait vers :
- un formulaire court : activité + usage LinkedIn + email.
Résultats en 7 jours :
- audience activée via le réseau du freelance + quelques communautés ;
- environ 10 000 visites sur la page (grâce à son contenu existant) ;
- taux de clic sur le CTA suffisant pour montrer un intérêt réel ;
- une liste de 80 personnes intéressées par la beta.
Ce fake door a répondu à l’objection classique :
“Ça ne marche pas sans code.”
→ Si, on peut déjà prouver l’intérêt avec une maquette et un bouton.
Étape 3 : Lancer le beta test avec utilisateurs ciblés
Parmi les 80 inscrits à la beta, on a sélectionné 20 utilisateurs :
- freelances B2B actifs sur LinkedIn,
- déjà habitués à poster,
- en demande de structure pour leur contenu.
L’objectif n’était pas d’avoir des milliers de beta testeurs, mais des bons profils, proches de la cible idéale.
Mise en place du beta test
-
Passage du prototype à un MVP fonctionnel no-code :
- reproduction des écrans clés du Figma ;
- mise en place du calendrier, de la bibliothèque, des templates ;
- aucune feature non essentielle ajoutée.
-
Accès restreint :
- uniquement les 20 testeurs ;
- onboarding simple via un tutoriel rapide (1 page + vidéo courte).
-
Période de test :
- 15 jours d’utilisation gratuite ;
- objectif : observer le comportement réel : est-ce qu’ils reviennent ? Est-ce qu’ils remplissent leur calendrier ? Est-ce qu’ils utilisent la bibliothèque ?
Ce beta test limite les risques :
“C’est trop risqué de lancer un SaaS.”
→ En réalité, le risque est réduit si tu testes d’abord sur un petit groupe ciblé.
Étape 4 : Collecter feedback et itérer rapidement
Le plus important dans ce type de MVP :
les retours utilisateurs et la vitesse d’itération.
1. Feedback : ce qui a été observé
Au bout des 15 jours, 3 signaux clés :
-
Usage réel :
- la plupart des testeurs utilisaient surtout :
- le calendrier ;
- la bibliothèque de posts recyclés.
- peu d’usage des templates pré-remplis.
-
Points de friction :
- certains freins pour ajouter rapidement un post existant dans la bibliothèque ;
- besoin d’un moyen plus simple de dupliquer un post performant.
-
Demandes récurrentes :
- une vue “semaine” plus claire ;
- des tags pour organiser les posts (thèmes, offres…).
2. Itérations : 2 cycles en 15 jours
Plutôt que de lancer tout de suite publiquement, on a fait 2 cycles d’itérations rapides :
- Cycle 1 (7 jours) :
- simplification de l’ajout de posts à la bibliothèque ;
- amélioration de la vue calendrier (vue semaine plus propre).
- Cycle 2 (7 jours) :
- ajout simple de tags (sans système trop complexe) ;
- meilleur guidage dans le produit (messages de contexte).
Ce qui a été important :
- aucune “grosse” feature ajoutée ;
- uniquement des améliorations centrées sur :
- l’usage réel,
- les freins concrets,
- les demandes répétées par plusieurs personnes.
C’est ce travail d’itération qui a permis d’avoir un MVP prêt à vendre, et non juste un prototype joli mais inutilisable.
Étape 5 : Déployer le MVP et sécuriser les premières ventes
Avec un MVP stabilisé, on passe à la phase clef :
transformer l’usage en clients payants.
1. Offre et lancement
Positionnement choisi :
- une offre mensuelle abordable ;
- une offre annuelle plus intéressante (avec 2 mois offerts) ;
- promesse : “Planifie et recycle ton contenu LinkedIn en 30 minutes par semaine.”
Le freelance a :
- contacté directement les 20 beta testeurs ;
- présenté l’offre en expliquant :
- ce qui avait été amélioré grâce à eux ;
- ce qu’ils allaient obtenir en restant utilisateurs payants.
2. Résultats : 10 clients payants en 30 jours
Sur les 20 beta testeurs :
- 7 sont passés en clients payants (majorité en annuel) ;
- 3 autres clients ont été signés via :
- son réseau ;
- quelques posts LinkedIn dédiés au lancement.
Résultats globaux :
- 10 clients payants en 30 jours ;
- environ 2 000 € de MRR combiné (en réalité, mix mensuel + annuel lissé).
Ce cas montre une chose essentielle :
Un MVP minimal, basé sur un prototype Figma, un fake door et quelques cycles d’itérations, peut générer des clients payants rapidement sans développement long.
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